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Publié par Yoni dans Articles "techniques" le mercredi 15 septembre 2010 à 06h45
Cette arme fait partie des armes traditionnelles présentes en Wushu et particulièrement dans le style Shaolin. Ce modèle reste très particulier pour 2 raisons: sa constitution ainsi que son maniement très complexe.
Utilisées seule ou en paire, les SHUANG GOU ("double crochets" en mandarin) désigne en fait un instrument composé de 4 armes différentes et complémentaires:
Pour vous entrainer efficacement aux SHUANG GOU, nous vous conseillons de prendre certaines précautions notamment au niveau de la protection des doigts ainsi que la partie entre le pouce et l'index alors très sollicitée.
A l'aide de scotch, vous devrez appliquer un embout assez épais à la pointe de la "lance", sur les 2 extrémités de la "demi-lune", à l'extrémité du crochet et surtout aux deux intersections ou supports qui attachent la poignée avec la "demi-lune" (cette dernière partie étant la plus "dangeureuse"). Par ailleurs, n'hésitez pas à épaissir le grip poignée fourni avec l'arme si celui-ci vous semble trop mince. Vous pouvez simplement ajouter quelques tours d'un deuxième grip ce qui va permettre d'optimiser la préhension globale.
Petit conseil: afin de fixer un ou plusieurs foulard(s) sur l'arme, il vous suffit d'enrouler l'une des pointes du foulard à la partie basse de la poignée (la partie la plus proche du petit doigt) avec du scotch. Pour vos compétitions ou démonstrations, l'ajour du foulard constitue un plus indéniable car l'effet visuel est alors beaucoup plus agréable.
les double crochets peuvent provoquer des blessures bénignes mais néamoins gênantes si l'on y prend pas garde. Elles sont souvent suffisantes pour interrompre la pratique quelques jours. Afin d'éviter tout désagrément, vous pourrez utiliser des petites protections spécialement conçues pour les doigts. Ces protections vous permettront de supprimer les frottements répétitifs sur la peau. Nous vous suggérons également de protéger correctement la partie située entre le pouce et l'index particulièrement sensible à l'aide d'une bande élastique ou d'une mitaine.
Une paire de SHUANG GOU de bonne qualité coûte moins de 38 € sur Kung fu Style (avec des frais d'envoi de Chine réduits), nous vous conseillons d'y ajouter un ou plusieurs foulard(s), quelques petits rouleaux de scotch adaptés aux armes Wushu et des protections pour les doigts (au moins 4 pour le pouce et l'index de chaque main) ou encore l'usage de mitaines pour une protection plus étendue. Tout cet équipement vous permettra de pratiquer longtemps et sans risques.
Les exercices de base (ou Jibengong) pour les double crochets sont peu nombreux mais souvent complexe à éxécuter. La principale difficulté (comme toute les armes double en Wushu) réside dans la nécessité d'un maniement ambidextre: vos deux mains doivent décrire des mouvements identiques et harmonieux. Autrement dit, la grande majorité des pratiquants devra exercer assidûment leur main gauche pour être au diapason de la droite (et vice-versa si vous êtes gaucher). Un déficit flagrant d'un côté entrainera un effet assez désastreux d'où l'obligation d'effectuer correctement ce travail préparatoire de dextérité.
Mots clés : double crochets tête tigre - shuang gou tête tigre
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Publié par Yoni dans Articles "techniques" le vendredi 16 juillet 2010 à 14h00

Dans le monde des arts martiaux chinois, j'ai noté 2 confusions majeures qui reviennent sans cesse car bien ancrées dans le langage courant. J'avais déjà tenté d'expliquer qu'il fallait préférer le terme "Wushu" au mot "Kung fu" pour des raisons sémantiques évidentes (du moins pour un sinophile). Dans cet article, je vais aborder le terme "kimono" qui, vous allez le voir, n'est non seulement pas adapté aux arts martiaux chinois (le Wushu donc), mais n'est même pas adapté aux arts martiaux tout court.
Premier réflexe, je tape "kimono" sur Wikipédia où la distinction apparaît dès la deuxième phrase: "il est souvent confondu, à tort, avec les vêtements d'entrainement des arts martiaux (keikogi, judogi, karategi)". Vous y découvrirez qui est l'inventeur du kimono (qui a dit "monsieur kimono" ?!...) et plus sérieusement son évolution et ses fonctions sociales.
En japonais, le terme "kimono" est composé de 2 termes:
Pour un japonais, le "kimono" reste le vêtement traditionnel, ce joli peignoir coloré et à manches longues que l'on porte dans des occasions un peu spéciales ou dans les ryokan (ces auberges traditionnelles et typiques du Japon). Ce que les francophones entendent par ce terme (habits pour la pratique des arts martiaux) ne s'appelera pas "kimono" en japonais mais ART MARTIAL+GI. Si nous prenons par exemple la tenue portée au judo, on parlera alors de JUDO-GI.
Au sens étymologique, on constate alors une double erreur dans l'expression "kimono de kung fu" car d'une part, le terme "kimono" est associé au Japon et non à la Chine et d'autre part, il s'agit d'un vêtement d'agrément n'ayant aucune vocation à l'entrainement aux arts martiaux.
En chinois "mandarin", on désigne la tenue pour la pratique des arts martiaux chinois par "yifu" 衣服 ou parfois "fuzhuang" 服装.
Pour les puristes, on parlera plutôt de "wushu yifu" 武术衣服 pour indiquer la tenue portée pour la pratique des arts martiaux chinois. Dans le langage courant, il vaut mieux utiliser "tenue de Wushu" (ou "tenue de Kung fu" bien souvent même si là aussi, l'expression est inexacte) pour ne pas prendre le risque d'une prononciation hasardeuse du chinois.
Je regrette ici le manque de clarté et bien souvent la manque de connaissances de beaucoup de ceux qui, d'une façon ou d'une autre, cherchent à promouvoir les arts martiaux chinois sans se soucier de tout ce qui les compose, le vocabulaire adéquat en faisant partie. Dans nos 4 clubs en France, nous nous efforçons toujours de véhiculer à nos élèves une terminologie adaptée en prenant le temps d'expliquer, par exemple, pourquoi on évite de parler de "kimono de Kung fu" mais plutôt de "tenue de Wushu". Ce manque pourrait également naitre d'une tendance à se laisser emporter par la vague: "puisque tout le monde parle de kimono de kung fu, je vais faire de même".
Dans tous les cas de figure, ce petit rappel me semblait important et permet de mettre un peu d'ordre dans les idées. Un grand merci à Jérémy pour ces précisions en japonais, que les Dieux du Wushu soit avec toi. Regardez ici à quoi peut ressembler une tenue de Wushu authentique...
Pour information et pour être plus complet:
Mots clés : kimono kung fu
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Publié par Yoni dans Articles "techniques" le dimanche 17 mai 2009 à 14h00
Cette légitime question se pose très souvent lorsque l'on tente de collecter des informations pour prendre une décision. Choisir son art martial n'est pas toujours simple car peu d'informations claires circulent à ce sujet. Nous nous appuyons donc sur notre expérience "école" ainsi que de nombreuses discussions pour vous donner quelques directions et sélectionner un style martial le plus en adéquation possible avec vous.
Nous avons regroupé plusieurs pistes de réflexion classé sans ordre précis. Cette classification reste purement subjective. Pour déterminer efficacement quelle pratique martiale vous convient (-drait) le mieux, posez-vous quelques questions simples et tentez d'y répondre le plus honnêtement possible.
Quels objectifs vous fixez-vous ? - nous avons distingué 4 raisons principales motivant la pratique d'un art martial:
Parfois, on entend aussi les nouveaux-venus dire "c'est juste pour essayer". Effectivement, le goût de la curiosité peut également alimenter votre motivation. Bien évidemment, ces catégories ne sont pas exclusives et peuvent tout à fait être complémentaires.
Bien connaître ses propres limites - précisons ici 2 sortes de contraintes: les contraintes physiques naturelles et les contraintes d'appréhension. Les contraintes physiques naturelles sont liées à vos prédispositions physiques: vous êtes naturellement souple, naturellement endurant, naturellement puissant... Les contraintes d'appréhension appartiennent au domaine de l'affectif et constitue un sentiment de crainte voire de peur.
La différence entre les 2 réside dans la capacité d'amélioration. En s'entraînant régulièrement, vous allez développer toutes ces qualités naturelles progressivement et devenir de plus en plus souple, endurant, puissant... Nous pensons même que sélectionner un style qui requiert des prédispositions que vous n'avez pas forcément au départ peut être bénéfique dans la mesure où vous chercherez à combler certaines faiblesses physiques. Ce défi à relever peut vous donner une motivation supplémentaire et sera certainement source de progrès très significatifs. Modifier une appréhension est plus délicat. Par ailleurs, ce petit guide tente de donner les clefs pour choisir un art martial donc évitez d'en choisir un dans lequel vos appréhensions seraient trop élevées.
Quel budget voulez-vous investir ? - lorsque vous choisissez de vous inscrire quelque part, vous devez avoir en tête 2 types de dépenses: les cotisations d'inscription et l'achat d'équipement. Comparez les différents tarifs d'inscription pour avoir une idée de référence et évaluer un prix moyen (et surtout un prix à ne pas dépasser). A titre d'exemple, notre club de Wushu à Nantes propose une gamme de tarifs s'étalant de 130 € pour les enfants (3 cours par semaine) à 299 € pour les cours intensifs ou compétition (jusqu'à 6 cours par semaine).
Renseignez-vous également bien sur le matériel indispensable à posséder. Par exemple, nous conseillons à nos élèves l'achat d'une tenue de Wushu et d'une paire de chaussures adaptées aux arts martiaux chinois. Le prix de revient ne dépasse pas 80 € pour un matériel de bonne qualité. Ce prix peut toutefois grandement varier selon l'art martial pratiqué.
Pour quel style martial êtes-vous fait ? - en schématisant grossièrement, on peut distinguer les arts martiaux les plus pratiquées (cette liste ne représente qu'un panorama très général, cette liste n'est absolument pas exhaustive):
Au-delà des noms et des styles extrêmement nombreux, vous devez déterminer votre intérêt principal. Vous cherchez plutôt le combat compétition 1 contre 1 sur un ring ou une surface adaptée ? Vous cherchez plutôt l'efficacité avec un travail de self-défense (mise en situation réelle) ? Vous êtes attiré par les productions de forme ? Chaque style possède ses propres particularités et différentes intensités de pratique. Par ailleurs, ce choix peut s'opérer également en fonction de vos intérêts culturels. Par exemple, si vous êtes intéressé par la Chine, que vous avez l'intention de voyager et d'en apprendre plus sur la culture de ce pays, le Wushu serait un excellent choix (si, si, j'ai pris l'exemple de la Chine et du Wushu par hasard...).
Comment choisir un club ou une école ? - question difficile même si l'on peut déjà apporter quelques éléments de réponse. Lorsque votre choix devient plus clair quant au style souhaité, aux objectifs fixés..., vous pouvez alors commencer à dresser une liste de clubs "nominés". Déplacez-vous et observez le déroulement d'un cours. La plupart du temps, on vous offrira la possibilité d'effectuer un cours d'essai (le meilleur moyen de se décider !). Posez des questions si vous avez des doutes.
Voyez également si la façon d'enseigner est en adéquation avec votre style de personnalité car cela peut éviter beaucoup de problèmes dans l'année. Comment se comporte l'instructeur avec les nouveaux venus ? Quelle impression générale avez-vous ressenti ? Comment imagineriez-vous vos relations avec vos futures camarades d'entrainement ? Le fameux "feeling" reste ici très important.
Même s'il n'existe pas vraiment de diplômes universels ou reconnus de tous, on peut toutefois demander le parcours de l'instructeur présent. Il ne s'agit absolument pas de choisir en fonction de ces victoires ou trophées antérieurs ni en fonction de sa notoriété (parfois trompeuse...) mais c'est surtout l'occasion de voir si l'instructeur est réellement passionné par son art martial. Transmettre une passion véritable est toujours plus simple !
Pour clotûrer ce petit guide, nous vous livrons quelques conseils simples pour éviter d'avoir de mauvaises surprises:
Renseignez-vous abondamment sur le vocabulaire du style que vous avez choisi. Ensuite préparez une liste de questions à poser à l'instructeur (s'il n'est pas sûr des termes ou a tendance à les confondre, méfiez-vous !). Par exemple, on constate une très grande confusion entre les termes Wushu et Kung fu ainsi que le terme incorrect de "kimono de Kung fu".
Méfiez-vous des écoles qui prétendent posséder le meilleur "système martial" ou qui travaille avec le plus grand maître de... Encore plus s'ils dénigrent les écoles de style équivalent alentours. Un bon moyen de juger reste de demander leur avis sur telle autre école proposant le même style, les réponses sont souvent amusantes... Rappelez-vous qu'il n'existe pas d'art martial "supérieur" mais seulement des pratiquants particulièrement doués.
Si vous peinez à déterminer un style qui vous convient, le mieux reste alors de trouver un instructeur qui vous convienne. Ce sera alors à lui de vous insuffler sa passion et surtout cela vous évitera de courir dans tous les sens pour trouver l'école idéale.
Comprenez bien que les grades écoles sont parfois différents des grades fédéraux ou reconnus par les grandes institutions ou tout simplement différents d'une école à une autre. Récemment, une pratiquante nous a contacté en nous précisant qu'elle était ceinture verte de Wushu. Ayant une organisation différente et sans ceinture, sa ceinture verte ne nous a pas beaucoup aidé à juger son expérience et son niveau actuel...
L'objectif pour vous serait de trouver le meilleur compromis entre style recherché, intensité de pratique, tarifs, environnement et feeling général. Ne forcez surtout pas votre décision. Prenez le temps de comparer et de tester car si l'art martial choisi vous plaît réellement, vous vous engagez ensemble pour de longues années !
Mots clés : wushu - style
Publié par Yoni dans Articles "techniques" le samedi 02 mai 2009 à 18h00
Je vous présente aujourd'hui un article sur un ensemble de règles à observer pour gagner en souplesse en Wushu et dans le Sport en général que j'avais rédigé il y a quelques années pour Nantasie. Il n'a absolument pas été retouché, je vous le livre tel quel:
Consacrez au moins 5 minutes d’échauffement par un petit travail cardiovasculaire. Comme repère, on peut se considérer suffisamment "chaud" lorsque les premières gouttes de transpiration apparaissent. Tous les moyens pour y parvenir sont envisageables : footing, corde à sauter (si vous n’avez pas de corde, sautez sur place en variant les types de saut), vélo d’appartement ou mieux, le rameur, step (montez et descendez sur une chaise ou un banc ou autre... pendant plusieurs minutes) etc. Prenez ensuite 2-3 minutes pour récupérer avant de commencer votre séance.
Prenez l’habitude de vous concentrer sur votre respiration lorsque vous travaillez la souplesse en privilégiant une respiration abdominale. Cherchez simplement à respirer avec votre ventre en essayant de gonfler celui-ci puis de relâcher. Petit à petit, vous verrez votre tension musculaire diminuer et sentir une grande sensation de détente. Bientôt, vous ne penserez même plus à respirer par le ventre car ça deviendra un réflexe pour vous.
Vous avez compris l’exercice que vous devez reproduire, compris les parties du corps sollicitées ainsi que ces effets. Vous devez alors visualiser les muscles à étirer et sentir cette action d’étirement comme si vous aidiez votre muscle à s’allonger avec votre pensée.
Autant vous le dire tout de suite, vous passerez certainement par des moments de découragement. Des questions comme "pourquoi j’ai l’impression de ne pas progresser ?" ou bien "pourquoi progresse-t-il plus vite que moi ?" sont très fréquentes. Mais il ne faut pas que cela vous arrête. Le gain de souplesse est un travail acharné qui requiert beaucoup de patience. Et cette patience, c’est accepter ses défaillances, ses fatigues et ses propres limites. Aussi, n’hésitez pas à remettre à plus tard un mouvement qui vous présente des difficultés. Pensez aussi que ce travail doit être un plaisir, si vous le ressentez comme une contrainte, vous ne pourrez pas persévérer.
Dans un souci d’harmonie et de fluidité (2 qualités importantes en Wushu), efforcez-vous de travailler de la même façon les deux côtés. Souvent, nous avons un côté plus "faible" que l’autre et ce côté provoque une certaine frustration car il progresse un peu moins vite. Veillez donc à travailler ces "points faibles" et ce, même si, dans un premier temps, vous devez exercer ce côté faible plus longtemps et plus fréquemment que votre côté plus fort.
Pensez à souvent varier vos exercices et pour chaque exercice, pensez aussi à varier l’angle de travail. Un muscle est plus harmonieux lorsqu’il est sollicité dans toutes les directions, il devient plus fonctionnel et s’adapte ensuite plus facilement. De plus, d’un point de vue psychologique, le fait de varier permet de rompre avec la routine voire une certaine lassitude qui peut apparaître.
Vous devez absolument oublier l’idée qu’une bonne séance d’assouplissement doit être douloureuse pour être efficace. Cette idée est complètement paradoxal : comment peut-on étirer, allonger et détendre un muscle qui est déjà contracté ? C’est un non-sens ! Bien sûr, même une méthode "douloureuse" à long terme entraîne des progrès. Mais avec cette façon de travailler, vous vous privez de progrès cent fois plus rapides et plus durables. Cherchez plutôt un état de relâchement optimal et les résultats parleront d’eux-mêmes.
Considérez cette séance d’assouplissement comme une séance à part entière avec séries, répétitions et récupération. Rappelons que, d’un point de vue physiologique, l’assouplissement vise à modifier les propriétés physiques du muscle. Et la meilleure méthode pour y parvenir reste la méthode par répétitions (un assouplissement maximal unique n’est pas suffisant pour une action à long terme). Prévoyez donc un planning avec le nombre de séances par semaine, puis le nombre de séries et de répétitions pour chaque groupe musculaire ainsi que les temps de récupération. De cette façon, vous serez surpris par la vitesse de vos progrès et du bien-être que vous allez ressentir.
Pour finir, faites preuve de régularité dans votre travail d’assouplissement. Nous vivons tous des situations socio-culturelles différentes et il est difficile parfois pour certains de trouver du temps pour s’organiser efficacement. Mais rappelez-vous de ce principe : mieux vaut travailler peu mais régulièrement que beaucoup de façon décousue !
Voilà, il manque peut-être un peu de détails et d'exemples précis mais je pense que ces principes liés à la souplesse sont toujours d'actualité et peuvent être encore utilisés comme trame dans une planification d'entraînement rigoureuse. De mémoire, je me souviens en avoir encore écrit quelques-uns toujours autour du Wushu, je les publierai dès que je parviens à mettre la main dessus !
Mots clés : souplesse - wushu - muscle
Publié par Yoni dans Articles "techniques" le jeudi 09 avril 2009 à 07h55
En explorant de nombreux forums et sites de club, je me suis rendu compte d'une grossière erreur de traduction sur le nom d'un Taolu du style Shaolin. Cette erreur porte sur l'un des Taolu de base le plus répandu, j'ai nommé: XIAO HONG QUAN. Autant être clair tout de suite, Shaolin XIAO HONG QUAN ne signifie absolument pas "Tao de la petite main rouge" comme beaucoup de personnes semblent le penser. Evidemment, la traduction semblait évidente puisqu l'on avait XIAO = "petit", HONG = "rouge" et QUAN = "poing". Cette traduction est erronée pour les raisons suivantes:
D'un point de vue sémantique, le caractère employé pour la transcription phonétique HONG n'est pas 红(rouge) mais 洪 qui, au sens littéral, signifie grand, immense, vaste. Mais ce n'est pas ce sens littéral qui est conservé. Ce caractère indique en fait un nom propre, le général HONG.
D'un point de vue du grammaticale, si l'on considère malgré tout que c'est le caractère 红(rouge) qui est employé, il y a une incohérence. En effet, si on a XIAO = "petit", HONG = "rouge" et QUAN = "poing", alors 2 traductions seraient possibles: "Tao du petit rouge" ou "Petit poing rouge".
Ici le problème, c'est le caractère QUAN拳 qui signifie "poing" mais aussi "Boxe" ou "Tao". Par exemple: LUOHAN QUAN est la "boxe LUOHAN". Dans XIAOHONG QUAN, le caractère QUAN ne peut pas vouloir dire et "main" et "Tao". Donc la traduction "Tao de la petite main rouge" est impossible car il manquerait un caractère. Par ailleurs, QUAN désigne plutôt un "poing" qu'une "main".
D'un point de vue logique, il existe plusieurs formes de ce Taolu: DAHONG QUAN (DA = "grand"), LAOHONG QUAN (LAO = "vieux, ancien"). Aussi comment traduire ces autres formes ? "Tao de la grande main rouge" ? "Tao de la vieille main rouge" ? Cela deviendrait vite ridicule.
Ainsi, pour ces 3 raisons, il faudrait traduire XIAO HONG QUAN par la "petite forme du Général HONG".
Retrouvez l'intégrale de la forme DAHONG en DVD (édition limitée)
Cette série reprend un ensemble de 3 vidéos complémentaires sur la Boxe DAHONG du Shaolin. Les 3 supports sont présentés et commentés par SHI YAN LU et agrémentés de sous-titres en anglais (ce qui reste assez rare pour ce type de vidéo). Cette collection n'est plus actualisée et est actuellement stockée en petite quantité.
Ceci étant dit, il existe une forme XIAO HONG QUAN 小红拳
qui reprend bien ce caractère "rouge". Cette boxe rouge est originaire de la province du Shaanxi (province à l'ouest de la Chine qui abrite notamment la fameuse armée en terre cuite) en Chine et utilise des mouvements amples et très dynamiques.




Mots clés : shaolin tao lu
Publié par Yoni dans Articles "techniques" le dimanche 05 avril 2009 à 08h00
On peut constater de nombreuses confusions avec certains termes liés aux arts martiaux chinois. Ainsi le mot Kung fu est constamment galvaudé et utilisé "à toutes les sauces", le mot Wushu est également mal compris et souvent présenté de façon très réductrice (avec notamment le "Wushu moderne"). Ces confusions entrainent des incompréhensions lorsque un pratiquant tente de définir la discipline dans laquelle il évolue ou lorsque tout simplement, il cherche à en savoir plus sur sa pratique. Nous allons ici vous fournir quelques notions de base pour que vous puissiez mieux distinguer.
Le terme Wushu désigne les arts martiaux en général en chinois (mandarin). Par exemple, la boxe de Shaolin (Shaolinquan), le Changquan, le Nanquan...appartiennent tous au Wushu de même que le Taijiquan qui est une forme interne du Wushu. Littéralement, "Wushu" se décompose de cette façon:
et garde ainsi la même forme littérale qu'en français (art martial). Lorsque vous pratiquez un art martial chinois en club, en association ou autre, vous pratiquez le Wushu.
On observe souvent une confusion avec ce qu'on appelle communément le "Wushu moderne" qui se caractérise notamment par de nombreux sauts, acrobaties... En fait, il faudrait parler ici de "Changquan moderne" pour être plus précis puisque le Wushu n'est pas un style mais un terme général.
Le terme Kung fu (ou gong fu en mandarin) renvoie à une notion d'accomplissement, de "maîtrise acquise par le travail". Ce terme n'est donc pas uniquement lié aux arts martiaux (un cuisinier peut avoir un "bon kung fu" !). Aujourd'hui, ce mot est déjà vulgarisé et représente aujourd'hui tout ce qui touche, de près ou de loin, à un art martial asiatique...
Mots clés : wushu - kung fu